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Sur la couverture

Il est indiqué : "Dominique Hermier, graphiste et photographe"

Le PortFolio

Sur la page de garde

Blog expérimental, initialement créé comme un photoblog chronologique.
Dessins, calligraphies, textes et autofictions, lomos et polaroids comme une suite de tentatives. Photos surtout. Oui, photos.

Pourquoi "...dans mon Moleskine..."?
Parce que ce carnet me sert principalement à consigner chaque jour des tentatives. Il ne me quitte pas.

Pourquoi "petitscarabée"?
Certainement à cause de Caradine, et aussi à cause d'un petit scarabée vert, un jour.

Pourquoi une signature avec une "Salamandre" alors ?
Parce que j'aime Lézards

Sur la page répertoire

La Mascotte du Moleskine

Une photo glissée entre 2

Et à tous ceux qui ne savent 'pas quoi faire plus tard', répondez simplement à la question : 'Quel rôle voulez-vous jouer dans le monde ? '

14 January 12
Depuis le stage photo masterclass de mi-décembre, distillé par JL Fournier de l’Ecole de Photo d’Arles, je vois mes photos d’une façon différente, moi qui pensait ne pas avoir de cohérence dans le flot de photos engrangées (entre 15 et 20000 par an,  je sais, c’est peu ^^), en fait il s’avère qu’une très grande cohérence dans mes sujets et mes passions existe. Surprise donc. Il est vrai qu’amener un book composé de 20 à 25 images seulement semble tellement réducteur, que le choix des images a été cornélien.Tout d’abord, j’ai appris à trier mes photos. Virer les doublons, les floues, les mal cadrées, pour ne garder que ce qui me semble bon. Pas les plus belles, mais celles qui me semblent intéressantes, celles qu’on peut regarder en découvrant de nouveaux détails, dans lesquelles on peut plonger, ou extrapoler, et les revoir sans se lasser (1). Ensuite les classer. Chaque photo peut entrer dans une série, ou une séquence (je travaille ainsi). Rares sont les photos toutes seules, et mêmes celles-ci entrent dans une catégorie : les photos “toutes seules”. La différence entre une série et une séquence : la série embrasse un thème sans ordre déterminé alors que la séquence parle d’un sujet avec un ordre déterminant pour la lecture de l’ensemble. Une séquence est une série, l’inverse n’est pas vrai.Certaines de mes séries sont abouties - et pour une d’entre elles, fera l’objet d’une expo en mars prochain (2) - d’autres ne sont pas assez travaillées, la trame est là, mais elles sont en attente de photos complémentaires (comme en incubation), afin de finir un tri très strict élevant le niveau général de la série. On peut bien évidemment produire des images qui se logeraient dans plusieurs catégories, et ce, en même temps, à chaque instant. C’est ce que je fais depuis longtemps, j’engrange et ensuite, je trie.La chose qui m’avait échappé avant le stage, c’est le fait de produire une photo est une responsabilité. On crée une image et selon la manière de la lire - dans un contexte isolé ou dans le cadre d’une expo, dans un petit ou dans un grand format, dans un livre sur internet ou sur un tirage, mais aussi, si on connait bien le chemin de l’artiste ou peu, la manière de lire l’image sera différente. L’image une fois produite a donc une vie propre, au delà de son auteur, tout en étant une partie de son auteur, mais qui échappera à son auteur.La chose qui m’a donc été donné de comprendre, c’est qu’une image doit contenir de son propre ADN. C’est ainsi que dans mes tris et classements, lors d’un nouveau dérushage de ma bibliothèque d’images, j’ai écarté beaucoup de photos d’illustrations, beaucoup d’images de commande, qui ne sont pas moi tout à fait, pour ne garder que celles qui sont fondamentalement dans mon ADN (à savoir, beaucoup de photos urbaines).D’ailleurs, si je me concentre un instant et si je me demande ce qui m’intéresse en photo, ce sont elles-ci, celles qui traitent de l’urbain. J’aime bien-sûr regarder des photos très esthétiques, ou techniquement parfaites, des photos de voyage ou des photos étonnantes, mais en mon for intérieur, mon filtre mental sélectionne plutôt les images urbaines, et ce sont celles-ci que je vais produire en plus grand nombre, avec un plaisir sans cesse renouvelé.
Je vais même aller plus loin, en oubliant la photo, et en regardant ce que j’ai amassé, dans ma bibliothèque, ma CDthèque, mes favoris sur Safari, ce sont majoritairement les graphistes urbains, de la musique urbaine, des sons de la ville, des rencontres avec les gens et l’étonnement de ce qu’ils abandonnent, ou de ce à côté de quoi ils passent sans voir, ce sont les cafés où on peut dessiner, les ouvrages d’architectures urbaines, et même les sujets sociologiques ou comportementaux qui sont en haut du panier. Pas de hasard donc, c’est tout celà qui m’importe, au delà-même de la photo. La photo n’est donc qu’un moyen de s’exprimer à travers ce qui me passionne, fondamentalement. Ce moyen devenant une fin en soi, dans le cas présent.A la fin du masterclass, chaque stagiaire sait dans quelle tendance il oeuvre et quel est son style (bien souvent, sans s’en rendre compte d’ailleurs) . Personne n’a été strictement étiqueté ceci ou celà, il ne s’agit que de découvrir la tendance de chacun. En s’appuyant sur les recherches d’autres photographes, qui ont construit une oeuvre cohérence au fil de leur vie consacrée à cette discipline, on peut déterminer un style. Mon style est donc plutôt “situationniste”. 
Je suis un photographe situationniste et mon thème de prédilection est l’urbain.(avec de nombreuses sous catégories, bien entendu) Edouard Levé, Eggleston ou Shore étaient eux aussi des situationnistes, qui se laissaient guider par l’objectif de leur appareil, mais qui prenaient d’abord des photos avec les yeux, à chaque instant, pour saisir chaque situation. Le fait d’avoir vu le travail commenté de nombreux photographes, dont Friedlander, Leiter, Erwitt, Evans, permet forcément d’aiguiser son regard et de mieux comprendre où on se situe. Dernier exercice, Jean-Luc m’a demandé de titrer mes images - chose que je ne fais jamais - c’est un très bon exercice pour savoir si la photo se suffit à elle-même, ou si le complément textuel peut mettre sur la voie - ou emmener sur de fausses pistes le lecteur et l’amener à s’interroger - et en tout cas, de donner une dimension supplémentaire voire une note colorée… même à des photos noir et blanc. L’avantage d’une photo titrée est qu’on la regarde deux fois. Une première fois sans le titre car l’oeil va souvent à l’image, puis au texte. Une fois le texte lu, on vérifie ce qu’on avait vu en regardant à nouveau l’image. Elle se révèle et prend ainsi toute sa dimension.
Notes de bas de page :(1) L’image : Un camp de libertaires installés sur la colline de la Croix Rousse, en plein Lyon, et les costards cravates qui n’osent pas traverser le camp, Ils font tous le tour évidemment. C’était drôle à observer. Et totalement “situationniste”, je ne savais pas que ce camp de fortune venait de s’y installer.
(2) L’expo : mes Urbex récents en grands formats : 1mx1,5m, exposés tout le mois de Mars dans l’ancien établissement de Olivier Delacroix : le MataHari Barlounge, qui est dans le même esprit que mes images. http://www.ateliers15.com

Depuis le stage photo masterclass de mi-décembre, distillé par JL Fournier de l’Ecole de Photo d’Arles, je vois mes photos d’une façon différente, moi qui pensait ne pas avoir de cohérence dans le flot de photos engrangées (entre 15 et 20000 par an,  je sais, c’est peu ^^), en fait il s’avère qu’une très grande cohérence dans mes sujets et mes passions existe. Surprise donc. Il est vrai qu’amener un book composé de 20 à 25 images seulement semble tellement réducteur, que le choix des images a été cornélien.

Tout d’abord, j’ai appris à trier mes photos. Virer les doublons, les floues, les mal cadrées, pour ne garder que ce qui me semble bon. Pas les plus belles, mais celles qui me semblent intéressantes, celles qu’on peut regarder en découvrant de nouveaux détails, dans lesquelles on peut plonger, ou extrapoler, et les revoir sans se lasser (1).

Ensuite les classer. Chaque photo peut entrer dans une série, ou une séquence (je travaille ainsi). Rares sont les photos toutes seules, et mêmes celles-ci entrent dans une catégorie : les photos “toutes seules”. La différence entre une série et une séquence : la série embrasse un thème sans ordre déterminé alors que la séquence parle d’un sujet avec un ordre déterminant pour la lecture de l’ensemble. Une séquence est une série, l’inverse n’est pas vrai.
Certaines de mes séries sont abouties - et pour une d’entre elles, fera l’objet d’une expo en mars prochain (2) - d’autres ne sont pas assez travaillées, la trame est là, mais elles sont en attente de photos complémentaires (comme en incubation), afin de finir un tri très strict élevant le niveau général de la série. On peut bien évidemment produire des images qui se logeraient dans plusieurs catégories, et ce, en même temps, à chaque instant. C’est ce que je fais depuis longtemps, j’engrange et ensuite, je trie.

La chose qui m’avait échappé avant le stage, c’est le fait de produire une photo est une responsabilité. On crée une image et selon la manière de la lire - dans un contexte isolé ou dans le cadre d’une expo, dans un petit ou dans un grand format, dans un livre sur internet ou sur un tirage, mais aussi, si on connait bien le chemin de l’artiste ou peu, la manière de lire l’image sera différente.
L’image une fois produite a donc une vie propre, au delà de son auteur, tout en étant une partie de son auteur, mais qui échappera à son auteur.
La chose qui m’a donc été donné de comprendre, c’est qu’une image doit contenir de son propre ADN. C’est ainsi que dans mes tris et classements, lors d’un nouveau dérushage de ma bibliothèque d’images, j’ai écarté beaucoup de photos d’illustrations, beaucoup d’images de commande, qui ne sont pas moi tout à fait, pour ne garder que celles qui sont fondamentalement dans mon ADN (à savoir, beaucoup de photos urbaines).

D’ailleurs, si je me concentre un instant et si je me demande ce qui m’intéresse en photo, ce sont elles-ci, celles qui traitent de l’urbain. J’aime bien-sûr regarder des photos très esthétiques, ou techniquement parfaites, des photos de voyage ou des photos étonnantes, mais en mon for intérieur, mon filtre mental sélectionne plutôt les images urbaines, et ce sont celles-ci que je vais produire en plus grand nombre, avec un plaisir sans cesse renouvelé.

Je vais même aller plus loin, en oubliant la photo, et en regardant ce que j’ai amassé, dans ma bibliothèque, ma CDthèque, mes favoris sur Safari, ce sont majoritairement les graphistes urbains, de la musique urbaine, des sons de la ville, des rencontres avec les gens et l’étonnement de ce qu’ils abandonnent, ou de ce à côté de quoi ils passent sans voir, ce sont les cafés où on peut dessiner, les ouvrages d’architectures urbaines, et même les sujets sociologiques ou comportementaux qui sont en haut du panier.
Pas de hasard donc, c’est tout celà qui m’importe, au delà-même de la photo. La photo n’est donc qu’un moyen de s’exprimer à travers ce qui me passionne, fondamentalement. Ce moyen devenant une fin en soi, dans le cas présent.

A la fin du masterclass, chaque stagiaire sait dans quelle tendance il oeuvre et quel est son style (bien souvent, sans s’en rendre compte d’ailleurs) . Personne n’a été strictement étiqueté ceci ou celà, il ne s’agit que de découvrir la tendance de chacun. En s’appuyant sur les recherches d’autres photographes, qui ont construit une oeuvre cohérence au fil de leur vie consacrée à cette discipline, on peut déterminer un style. Mon style est donc plutôt “situationniste”. 

Je suis un photographe situationniste et mon thème de prédilection est l’urbain.
(avec de nombreuses sous catégories, bien entendu)
 
Edouard Levé, Eggleston ou Shore étaient eux aussi des situationnistes, qui se laissaient guider par l’objectif de leur appareil, mais qui prenaient d’abord des photos avec les yeux, à chaque instant, pour saisir chaque situation. Le fait d’avoir vu le travail commenté de nombreux photographes, dont Friedlander, Leiter, Erwitt, Evans, permet forcément d’aiguiser son regard et de mieux comprendre où on se situe. 

Dernier exercice, Jean-Luc m’a demandé de titrer mes images - chose que je ne fais jamais - c’est un très bon exercice pour savoir si la photo se suffit à elle-même, ou si le complément textuel peut mettre sur la voie - ou emmener sur de fausses pistes le lecteur et l’amener à s’interroger - et en tout cas, de donner une dimension supplémentaire voire une note colorée… même à des photos noir et blanc.
L’avantage d’une photo titrée est qu’on la regarde deux fois.
Une première fois sans le titre car l’oeil va souvent à l’image, puis au texte.
Une fois le texte lu, on vérifie ce qu’on avait vu en regardant à nouveau l’image.
Elle se révèle et prend ainsi toute sa dimension.

Notes de bas de page :

(1) L’image : Un camp de libertaires installés sur la colline de la Croix Rousse, en plein Lyon, et les costards cravates qui n’osent pas traverser le camp, Ils font tous le tour évidemment. C’était drôle à observer. Et totalement “situationniste”, je ne savais pas que ce camp de fortune venait de s’y installer.

(2) L’expo : mes Urbex récents en grands formats : 1mx1,5m, exposés tout le mois de Mars dans l’ancien établissement de Olivier Delacroix : le MataHari Barlounge, qui est dans le même esprit que mes images.
http://www.ateliers15.com

  1. petitscarabee posted this
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